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Vive les jardins hypoallergéniques

Les allergiques peuvent prendre bêche et sarcloir pour concevoir un jardin hypoallergénique ou végétaliser une terrasse avec des plantes non agressives, non irritantes, voire même apaisantes.

Avec le printemps, les allergies reviennent et en termes de qualité de vie, cette période peut être un véritable calvaire. Pour minimiser, voir éviter les allergies de printemps, vous pouvez créer une diversité végétale hypoallergique dans les jardins et espaces cultivés plus en accord avec les contraintes de l’allergie. Être allergique et jardinier ? Il suffit de sélectionner les bonnes espèces.

 

 

Eliminez les allergènes de votre jardin

 

L’allergie pollinique touche 20 à 25% des Français, et apparaît avec l’arrivée du printemps, surtout lorsque celui-ci est sec et venteux donc propice à des émissions de pics polliniques qui vont déclencher le rhume des foins. Même en milieu urbain, la présence des espèces allergisantes est loin d’être négligeable. Ainsi, environ 45% des arbres plantés dans les villes, et les graminées fréquemment retenues dans les espaces verts des villes en raison de leur facilité d’entretien, sont allergisants. Pour éviter ou du moins limiter les risques d’allergie on peut créer un jardin hypoallergénique et jardiner les jours sans vent.

jardin pollen allergies

 

Un jardin hypoallergénique est un jardin qui respecte ceux qui l'ont conçu, qui y jouent et qui l'entretiennent. Evidemment, les pollens des plantes anémophiles (mode de pollinisation des plantes par l'intermédiaire du vent) restent en suspension dans l’air, et se dispersent sur des centaines de kilomètres au gré des vents. Néanmoins, le choix d’implanter des espèces réputées peu allergisantes dans nos jardins permet de limiter les teneurs en pollens allergisants.

 

 

Les bases d’un jardin hypoallergénique

jardin japonais

 

Pour créer un jardin hypoallergénique il est impératif d’en éliminer toutes les espèces anémophiles comme les platanes, cyprès, saules, mimosas, oliviers… Optez pour des plantes autofécondes entomophiles comme les chrysanthèmes, dahlias, marguerites, clématites, renoncules et anémones, peu allergisantes car leur pollen est disséminé directement de l'étamine au pistil et ce sont les insectes qui se chargent de ce travail. Les azalées, rhododendrons, camélias ou les mousses, sont de bons exemples. Les topiaires, dans lesquels la forme et la taille prédominent en limitant la floraison présentent également peu de risques. Installez des bassins composés de plantes flottantes, nénuphars, lotus, iris, sagittaires, renouées amphibies, renoncules d'eau… et de plantes de berge comme les joncs, salicaire, epilobe hirsute, lysimaques, primevère du Japon, qui produisent un pollen transporté par l’eau, bien loin de vos poumons.

 

Remplacez la pelouse par des mousses et des fougères qui, contrairement aux graminées qui composent le gazon, n’émettent pas de pollen et ne provoquent pas de réactions allergiques.

 

Plantez des variétés à fleurs doubles. Issues de manipulations génétiques, leurs étamines ont été transformées en pétales, et ne produisent pas de pollens.

 

Privilégiez les herbes aromatiques labiées : sauge, basilic, ciboulette, fenouil, menthe, persil, thym, aneth, les légumineuses, les scrofulariacées comme les gueules-de-loup.

Journaliste et photographe, Martine Rigaudie est une fan de grands espaces et d'animaux.

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