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Paillage naturel, mode d’emploi

Le paillage naturel c'est la méthode idéale pour protéger son sol et son gazon. Copeaux, de la paille ou grâce à une tondeuse mulching, tour d'horizon.

Le paillage naturel a tout bon. Végétal, en copeaux, écorces, chanvre, fèves de cacao…, il empêche le développement de mauvaises herbes, limite l’arrosage et les apports d’engrais en améliorant la nature des sols, favorise la microfaune et les micro-organismes essentiels au développement des plantes… Broyat ou mulching, il permet de recycler les déchets de taille, de tontes, les feuilles mortes, et restes de végétaux. Minéral, il a de moindres vertus, mais son rôle décoratif n’est pas à négliger !

 

Le paillage, au potager comme au jardin d’agrément

 

Le paillage naturel, végétal ou minéral, protégeant les sols des rayons du soleil, évite le développement des mauvaises herbes et maintient l’humidité, réduisant à près de moitié les apports d’eau. Il évite également aux plantations les risques des températures extrêmes, préservant le sol du froid excessif comme des fortes chaleurs, et limite les écarts thermiques jour/nuit.

Mais le paillage végétal a un atout supplémentaire sur le minéral : il fertilise le sol et a un effet positif sur les micro-organismes et la micro-faune du jardin, essentiels à la santé des sols donc aux plantations. Plus performant encore, s’il est fait de broyat (soit de BRF, Bois Raméal Fragmenté), de terreau de feuilles, ou du mulching des tontes puisqu’il permet alors de recycler utile. Il suffit pour cela de s’équiper d’un broyeur électrique ou d’une tondeuse mulching.

Le choix du paillage se fera en fonction des plantations à protéger. Un paillage naturel à dégradation rapide, comme les pailles de chanvre, de lin, les coques de cacao ou de sarrasin, sera parfait au potager, tandis qu’un paillage plus durable, comme les écorces, conviendra aux rosiers, arbustes, bordures de vivaces. Tontes de gazon et terreau de feuilles sont eux aussi parfaits pour enrichir le sol et protéger les plantations mais doivent être mis à sécher avant utilisation pour éviter les moisissures.

 

Enfin, le paillage minéral, très décoratif, qu’il s’agisse d’ardoise, schiste, pouzzolane, billes d’argile…, forme une couche décorative, protégeant le sol du dessèchement et limitant les herbes indésirables. Il se dégrade très lentement et convient aux plantations qui restent en place, arbres, arbustes…

 

Le b.a-ba d’un bon paillage naturel

 

Le paillage doit être appliqué sur un sol bien désherbé, ameubli et décompacté. Un peu de compost épandu avant paillage stimulera l’enrichissement du sol en humus et micro-organismes. Le paillage minéral en particulier, gagne à être précédé d’une couche de compost ou d’engrais organique. Paillez sur terre humide, sitôt après la plantation, sur une épaisseur de 2 à 3 cm en laissant un peu d’espace au pied des plantes pour éviter leur pourriture.

Le paillage végétal se décompose plus ou moins vite selon sa nature, l’humidité et la chaleur, se transformant en humus et en sels minéraux. Le printemps revenu, ne l’enfouissez pas. Laissez-le en place au jardin d’ornement autour des plantations pérennes, rosiers, vivaces, arbustes ; ne l’enlevez que si vous prévoyez de nouvelles plantations. Même chose au potager, enlevez-le dès février-mars afin que la terre se réchauffe, pour vos plantations précoces (radis, oignons, épinards…), mais laissez-le sur les plantes fruitières (fraisiers, groseilliers…) et celles qui restent en place (artichauts, rhubarbe…). Pour planter salades, choux, pomme de terre, il suffit de l’écarter sans l’enlever.

Dans tous les cas, si le sol est resté nu durant l’hiver, attendez qu’il se réchauffe (fin avril-début mai) pour pailler. Seules exceptions, l’ail, l’oignon et l’échalote, qui n’apprécient pas l’humidité, ne se paillent pas.

 

 

Enfin, au potager surtout, variez la nature des paillis en alternant des paillis riches en azote (tontes de pelouse par exemple) et des paillis plus ligneux (feuilles, BFR). Ces paillis naturels aux vertus complémentaires peuvent être associés sur les parcelles vides à l’automne.

Journaliste, Marie Danger cultive une passion pour les jardins et la faune et flore.

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