La pelouse, c’est une culture écologiquement correcte

Patrick Mioulane vous propose chaque mois de découvrir la tâche jardinière à effectuer. Parce que le jardin évolue et a besoin d’entretien tout au long de l’année, ne passez pas à côté des conseils avisés de notre expert du jardin.

On entend souvent dans les propos des militants pour l’environnement, des propos très négatifs concernant les pelouses « bien entretenues ». Elles sont accusées d’être : des « réservoirs à pesticides », des « déserts écologiques », des « plaies pour la biodiversité », des « sources de pollution », des « non-sens écologiques » et de gaspiller beaucoup d’eau. Nous vous proposons, dans l’article ci-dessous de passer en revue toutes ces idées reçues, de peser le pour et le contre et de développer les arguments qui démontrent de façon incontestable qu’une pelouse constitue en réalité un écosystème de qualité qui joue un rôle très positif pour l’environnement, principalement en milieu urbain.

 

Le gazon et la biodiversité

Un des reproches principaux qui est fait aux gazon est leur « pauvreté biologique ». Accusées d’être composés de seulement trois ou quatre espèces de plantes de la même famille (des graminées que les botanistes appellent désormais Poacées), les pelouses « classiques » sont mises en cause pour leur absence de fleurs qui les rend effectivement sans intérêt pour les pollinisateurs.

Mais c’est oublier que les brins d’herbes bien serrés forment un réseau de végétation dense constituant des abris précieux pour la microfaune dont certaines espèces jouent un rôle précieux d’auxiliaires pour le jardinier. La couverture végétale homogène que forme le gazon assure une protection efficace à une quantité incroyable de minuscules organismes qui vivent juste dessous (jusqu’à de 200 à 300 vers de terre par m2), sans oublier le réseau dense de racines qui assure leur réservoir de nourriture et un excellent rempart contre l’érosion du sol.

La richesse et la diversité de ces organismes bénéfiques est méconnue bien qu’elle soit indispensable au fonctionnement de l’écosystème d’une pelouse. Des études menées aux États-Unis et au Canada durant 3 ans ont montré que peu importe la diversité des espèces constituant la pelouse, la même diversité d’arthropodes (en moyenne une bonne soixantaine d’espèces différentes) est retrouvée dans chaque échantillon ; plus de 90 % de ces arthropodes ayant un rôle bénéfique (prédateur, décomposeur).

Très supérieure à celle d’un massif ou d’un potager, la densité végétale de la pelouse permet de réduire les variations d’humidité et de température au niveau du sol ce qui favorise le développement et la survie d’une foule d’organismes très diversifiés. La pelouse n’est donc pas un milieu stérile et sans vie comme on l’entend trop souvent.

Le potager, qui est aujourd’hui porté aux nues par les promoteurs de la culture biologique, pose potentiellement plus de problèmes pour la biodiversité. Simplement parce que ses cultures ne sont pas pérennes (du moins dans leur très grande majorité). Par ailleurs, le travail du sol y est constant, ce qui entraîne forcément des perturbations de la pédofaune (l’ensemble des vers, insectes, acariens, collemboles et micro-organismes vivant dans le sol, même, et surtout, si l’on intervient superficiellement puisque c’est dans les 15 premiers centimètres que se concentre le maximum d’espèces !

À l’inverse, la pelouse constitue un biotope stable et il suffit de soulever une plaque de gazon avec la bêche pour observer quantité de vers et d’animalcules dans la terre retenue par les racines.

Mon conseil : pour que la pelouse joue son rôle en matière de biodiversité, il serait souhaitable de ne pas la tondre trop court (entre 7 et 10 cm de préférence) pour qu’elle devienne un bon support de vie.

 

Le gazon et la consommation d’eau

Si l’on veut à tout prix qu’un gazon reste bien vert en plein été, sûr que l’on devra en tenir compte sur la facture d’eau. Il est de bon ton de se culpabiliser sur la consommation irraisonnée d’une ressource considérée à juste titre comme précieuse, notamment dans certaines régions structurellement en pénurie (voir les mesures de restrictions sur : http://propluvia.developpement-durable.gouv.fr/propluvia/faces/index.jsp)

Sachez toutefois qu’en France, la ressource en eau disponible s'élève en moyenne à 191 milliards de m3 par an alors qu'on estime la globalité des besoins du pays à 32 milliards de m3 par an. Un Français dispose ainsi de 3 265 m3 d'eau par an alors que le seuil de stress hydrique établi par l'Organisation Mondiale de la Santé est de 1 700 m3. Ce sont les épisodes de sécheresse qui entraînent les prises de décisions d’interdictions par les préfets.

Mon conseil : il suffit de se montrer raisonnable et d’accepter tout simplement que notre gazon jaunisse pendant les périodes chaudes et sèches. Cela nuit simplement à son esthétique et à moins de périodes caniculaires très prolongées sans une goutte d’eau, la pelouse reverdira avec le retour des pluies.

 

Le gazon et les pesticides

Les produits de traitement chimiques de synthèse ayant été interdits dans les jardins privés et les espaces verts publics depuis le 1er janvier 2019 (Loi Labbé), les possesseurs de pelouses ne peuvent plus utiliser le moindre désherbant sélectif, ni aucun intrant chimique qui était supposé empêcher le développement de la pédofaune).

De même le sulfate de fer, qui était couramment utilisé pour éliminer la mousse dans les gazons, n’est plus proposé dans les jardineries pour cet usage (on peut encore en trouver sous forme de produit antichlorose). De toute façon, il y a belle lurette que les jardiniers avertis savent que le sulfate de fer étant un acidifiant du sol, s’il a bien une action brûlante sur la partie aérienne des mousses (elles deviennent marron), il favorise le retour rapide de la mousse. Il est donc préférable de procéder à des scarifications deux ou trois fois par an et au besoin «utiliser du calcaire magnésien pour alcaliniser le sol.

Mon conseil : optimisez la préparation du sol avant de semer votre gazon, et semez de préférence en septembre pour éviter l’invasion par les herbes indésirables.

 

Le gazon et les engrais

Considérés comme des consommatrices excessives d’engrais, les pelouses seraient soi-disant « lessivées par les pluies et les arrosages », entraînant une pollution des nappes phréatiques et des cours d’eau par les nitrates. Cet argument pouvait être valable il y a plusieurs décennies, mais cela fait bien longtemps que l’on trouve dans le commerce des engrais à action lente et progressive dont l’azote ne migre pas en profondeur (Osmocote, Basacote par exemple). Nombre d’engrais gazon du commerce nécessitent une seule application par an (on peut compléter par un second apport en septembre avec un engrais « automne »).

Sous les touffes de gazon, se forme une couche de matière organique produite par la décomposition des tiges, des feuilles et des racines mortes. C’est ce que l’on nomme le « feutre ». Ce feutre favorise la résistance du gazon au piétinement mais surtout, il constitue un filtre naturel des composés chimiques, limitant ainsi leur migration vers les nappes phréatiques, sans oublier les colonies de bactéries qu’il héberge, dont certaines dégradent les polluants (notamment des hydrocarbures).

Comparé au potager dans lequel on doit reconstituer une réserve nutritive à chaque culture (la plupart ne durant que de 3 à 6 mois), les apports de nutriments (qu’ils soient sous forme organique ou minéral) n’ont rien de comparable. La pelouse est beaucoup moins gourmande que les légumes, c’est certain !

Mon conseil : optez pour un engrais gazon faiblement dosé en azote car le but de la fertilisation n’est pas d’accélérer la croissance, mais de renforcer la densité des graminées et leurs défenses naturelles.

 

Le gazon et la pollution

On entend dire que la tonte des pelouses est source de pollution par les gaz d’échappement des tondeuses. C’est assez risible si l’on compare l’impact de ces machines avec la pollution générée par la circulation automobile et l’industrie.

Quant à la pollution sonore due au « bruit infernal » soi-disant émis par les tondeuses, c’est montrer une incompétence en matière de réglementation. La législation (au niveau européen) a fait considérablement baisser le niveau sonore autorisé en imposant des normes drastiques aux constructeurs et ce, depuis de nombreuses années.

C’est aussi ignorer la tendance de consommation actuelle qui se porte de plus en plus sur des modèles de tondeuses électriques (filaires ou à batteries). Les tondeuses électriques émettent en moyenne deux fois moins de bruit que les modèles à moteur thermique (essence), jusqu’à 75 % pour les tondeuses à batterie et les robots.

De toute façon les arguments « anti tondeuse » ne tiennent pas dans la mesure où, pelouse de gazon, espace vert naturel ou prairie fleurie doivent de toute façon être tondus sous peine de devenir impraticables.
La pelouse constitue aussi un « amortisseur de bruit » naturel dans la mesure où sa consistance ne permet pas aux ondes sonores de se diffuser. À l’inverse, elles sont en partie absorbées lorsqu’elles entrent en contact avec l’herbe qui est une surface poreuse.

Du fait de sa végétation pérenne, la pelouse croît en permanence, y compris l’hiver, même si son rythme se ralentit. Le moteur de cette activité métabolique intense est la photosynthèse qui consomme du CO2 et produit de l’oxygène. Selon des calculs complexes basés sur la surface et l’orientation des feuilles, une pelouse de 230 m2 produit l’équivalent des besoins en oxygène d’une famille de 4 personnes. C’est quatre fois moins qu’une forêt, mais loin d’être négligeable !

Les propriétés électrostatiques des feuilles des graminées à gazon en font d’excellents fixateurs des poussières et autres microparticules présentes dans l’air. L’efficacité de captation des éléments polluants est renforcée par la présence de poils microscopiques sur les feuilles, qui font office de « peignes » retenant les poussières. Ces dernières sont ensuite absorbées par le sol sous l’action de la pluie ou de l’arrosage. Une pelouse capte de trois à six fois plus de poussières qu’un sol nu et d’après la Société française des gazons : « on estime que les gazons de la planète emprisonnent annuellement environ 12 millions de tonnes de poussières ! »

Mon conseil : la pollution sonore étant réprimée par la loi, vérifiez auprès de la mairie de votre domicile quelles sont les règles en vigueur concernant les horaires autorisés pour la tonte des pelouses.

 

Le gazon et l’érosion

Une pelouse constitue une surface perméable qui peut servir de voie de passage puisque certaines graminées à gazon supportent très bien le piétinement (ray-grass anglais, pâturin des prés, fétuque élevée). Elle permet donc l’infiltration des eaux de pluies sans ruissellement et surtout sans transport de sédiments vers les cours d’eau.

Nous avons vu plus haut que le sol des pelouses renfermait une importante population de vers de terre (lombrics). Ces derniers sont des foreurs inlassables dont l’activité augmente la porosité du sol et par conséquent l’efficacité d'infiltration de l'eau (six fois plus qu’un champ de blé à superficie égale)

Mon conseil : le mot d’ordre aujourd’hui étant de ne pas laisser de surfaces de sol nu, laissez en pelouse un maximum d’espaces pour éviter la perte de sol sous l’action de l’eau ou du vent.

 

Le gazon séquestre du carbone

Composées en très grande majorité de touffes de feuilles vertes (chlorophylliennes), les graminées du gazon prélèvent en permanence du gaz carbonique dans l’air. Le carbone du CO2 est capturé par le feuillage et séquestré dans le sol par le système racinaire. Ce dernier est très important, il forme des faisceaux (on dit qu’il est fasciculé) représentant environ 70 % de la masse totale de la plante. La fétuque rouge gazonnante est l’espèce la plus performante, soit environ trois fois plus que la moyenne des autres espèces, sa capacité de stockage étant de 15 kg de carbone par mètre carré chaque année.

Mon conseil : pour optimiser la performance « puits de carbone » de la pelouse, il faut que celle-ci soit en pleine forme. Il est donc important de choisir des mélanges de gazon bien adaptés aux conditions particulières de chaque jardin (climat, exposition, sol).

 

Le gazon climatiseur naturel

Caractéristique du métabolisme des végétaux, le phénomène d’évapotranspiration (la plante libère de l’eau dans l’atmosphère par évaporation et par transpiration) fait de la pelouse un élément naturel de rafraîchissement, très appréciable dans les zones urbaines. Par temps très chaud, en plein soleil, on a relevé jusqu’à 14 °C de différence entre la température d’un gazon et celle d’une allée dallée ! (la moyenne est quand même de 6 à 9 °C). Ce rôle de régulateur thermique est primordial, des études américaines ayant montré que 100 m² de pelouse avaient un effet rafraîchissant équivalant à 70 tonnes d’air conditionné !

Mon conseil : une pelouse bien tondue constitue un espace accueillant et confortable pour se reposer et se rafraîchir naturellement durant les périodes de canicule. Prévoyez aussi de border les massifs et les carrés du potager avec du gazon car il permettra aux plantations de mieux supporter les fortes chaleurs.

 

Le gazon et l’économie

On voit parfois écrit « il n’y a pas plus antiéconomique » qu’une pelouse. Bien évidemment, il ne s’agit pas d’un espace productif comme peut l’être le potager, mais au contraire des légumes, la pelouse constitue un espace durable, qui s’installe pour plusieurs années (en Angleterre certaines pelouses bien entretenues ont plus de 100 ans !).

Mon conseil : récupérez soigneusement les tontes de gazon (surtout au printemps) et utilisez-les comme paillage (gratuit !) ou mettez-les à composter pour fabriquer sans frais un excellent amendement organique en mélange avec les autres déchets végétaux.

 

Que penser de la « gestion différenciée » ?

Ce terme très à la mode signifie, en terme de pelouse, de laisser des zones tondues de façon très épisodique (entre deux fois par an et toutes les 5 à 6 semaines selon les lieux). Elles sont occupées par un mélange de graminées, de fleurs et de végétation spontanée qui, soyons honnêtes, constitue un véritable réservoir de biodiversité. Mais cette solution n’est possible que dans les grands espaces verts ou à la campagne. Or, la majorité des jardins privés se trouve aujourd’hui dans les zones périurbaines sur des petites surfaces qu’il n’est pas possible, pour des raisons tout aussi pratiques qu’esthétiques, de laisser « sauvages ».

Dans la végétation spontanée se trouvent souvent des plantes piquantes (chardons, ronces) ou allergisantes (berce, ambroisie). Certaines collent aux vêtements (gaillet gratteron, bardane). Tout ceci, plus le fait qu’il est difficile et peu agréable de marcher dans l’herbe haute, fait que la tonte régulière des pelouse s’intègre de manière indispensable dans notre mode de vie.

Mon conseil : en faisant passer la hauteur de coupe du gazon de 7 à 10 cm, vous allez réduire de moitié la fréquence de tonte et faire des économies d’arrosage car une herbe un peu plus haute produit un ombrage plus efficace pour limiter l’évaporation du sol. En apportant de l’engrais en juin plutôt qu’en avril, vous favoriserez la croissance racinaire et non celle du feuillage.

 

Un comportement raisonnable et raisonné

Reste que, sur le plan écologique, il est tout à fait irresponsable de vouloir « du gazon à tout prix » ! Dans les régions chaudes et sèches comme le littoral méditerranéen, il faut remplacer les graminées traditionnelles (ray-grass anglais, fétuques, agrostide) par des plantes adaptées et résistantes à la sécheresse tels le gazon des Mascareignes (Zoysia tenuifolia) ou le faux kikouyou (Stenotaphrum secundatum) par exemple.

Certaines situations, par exemple sous les arbres, ne permettent pas une implantation correcte du gazon et il est alors préférable de le remplacer par des vivaces couvre-sol qui poussent bien à l’ombre (petite pervenche, Duchesnea indica, aspérule odorante, Actaea rubra, Waldsteinia ternata, Lamium galeobdolon, etc.)

Mon conseil : pensez à terreauter au moins une fois par an tous les types de pelouses afin que cet apport organique stimule la vie microbienne du sol.

 

Au vu de l’ensemble des arguments que je viens de développer ci-dessus, il convient de « déculpabiliser » définitivement les amateurs de beaux gazons bien entretenus. Ils ne sont pas moins respectueux de la nature que les adeptes de la permaculture que l’on cite en exemple à tout bout de champ, simplement parce que la pelouse est aussi une « culture permanente ».

Le mot de la fin sera tout simplement : cultivons la différence et la tolérance dans notre société, comme au jardin.

 

Articles connexes sur Tendances et conseils
Comment restaurer votre pelouse en seulement 7 étapes

Les pelouses occupent souvent une place de choix dans le jardinage – et pour cause. Mais il est facile de négliger leur santé pendant l'hiver, ce qui entraîne la formation de mousse, de plaques nues et de mauvaises herbes. Essayez notre guide en 7 étapes pour rajeunir votre pelouse à temps pour l'été.

EN SAVOIR PLUS
Pourquoi tondre la pelouse et comment le faire de manière optimale ? [2/2]

Patrick Mioulane vous propose chaque mois de découvrir la tâche jardinière à effectuer. Parce que le jardin évolue et a besoin d’entretien tout au long de l’année, ne passez pas à côté des conseils avisés de notre expert du jardin.

EN SAVOIR PLUS
Pourquoi tondre la pelouse et comment le faire de manière optimale ? [1/2]

Patrick Mioulane vous propose chaque mois de découvrir la tâche jardinière à effectuer. Parce que le jardin évolue et a besoin d’entretien tout au long de l’année, ne passez pas à côté des conseils avisés de notre expert du jardin.

EN SAVOIR PLUS
Comment se nourrissent les plantes, nos conseils pour bien les fertiliser [2/2]

Patrick Mioulane vous propose chaque mois de découvrir la tâche jardinière à effectuer. Parce que le jardin évolue et a besoin d’entretien tout au long de l’année, ne passez pas à côté des conseils avisés de notre expert du jardin.

EN SAVOIR PLUS
Comment se nourrissent les plantes, nos conseils pour bien les fertiliser [1/2]

Patrick Mioulane vous propose chaque mois de découvrir la tâche jardinière à effectuer. Parce que le jardin évolue et a besoin d’entretien tout au long de l’année, ne passez pas à côté des conseils avisés de notre expert du jardin.

EN SAVOIR PLUS
Mars, c’est le mois des semis. Les graines, les techniques, les conseils pour réussir

Patrick Mioulane vous propose chaque mois de découvrir la tâche jardinière à effectuer. Parce que le jardin évolue et a besoin d’entretien tout au long de l’année, ne passez pas à côté des conseils avisés de notre expert du jardin.

EN SAVOIR PLUS
Ne gaspillez pas les déchets de cuisine : creusez et utilisez votre compost

Avez-vous déjà pensé à une meilleure utilisation des épluchures de légumes et autres déchets de cuisine ? Suivez ces trois étapes faciles pour utiliser votre compost. C'est le moyen simple et durable de donner à vos cultures un coup de fouet nourrissant et durable. Et une réduction considérable des déchets dans votre poubelle.

EN SAVOIR PLUS
Share on Facebook Share on Linkedin
Recherche propulsée par ElasticSuite
Mesurez la taille de votre jardin
Dessinez la superficie de votre jardin sur la carte et trouvez les produits les plus adaptés.
Zoomez sur votre propriété. Cliquez ou appuyez pour tracer un chemin autour de votre jardin afin de mesurer la superficie.